Les verts tirent la sonnette d'alarme sur l'érosion rapide des transports publics au Canada

OTTAWA — Le Parti vert du Canada se dit très préoccupé du fait que les compressions actuelles dans le secteur des transports au Canada causent des ravages dans les communautés et les régions du pays et laissent aux Canadiens des options de déplacement sérieusement réduites.

« Partout au Canada, le transport terrestre est en crise », déclare la leader parlementaire des verts, Elizabeth May (députée de Saanich-Gulf Islands). « VIA Rail a suspendu ses activités et connaît des difficultés à cause de la COVID, le service régulier d'autocars interurbains a disparu dans une grande partie du pays des années avant la COVID. De nombreuses communautés et le secteur du tourisme dépendent de compagnies d'autocars comme Maritime Bus et Wilson's dans l'île de Vancouver. Nous demandons aux gouvernements fédéral et provinciaux de faire comprendre aux banques qu'elles continuent à faire des profits exorbitants et qu’elles doivent aussi contribuer à notre économie et à nos communautés. »

Air Canada a commencé à réduire ses vols vers Sydney (N.-É.) en décembre 2020 et, à la mi-janvier, a abandonné ses liaisons vers Terre-Neuve-et-Labrador, Prince Rupert et Kamloops (C.-B.), Fredericton et Saint John (N.-B.) et Yellowknife (T. N.-O.).

« Le fait que les compagnies aériennes proposent des destinations vacances alors qu’elles coupent des services essentiels aux communautés des côtes est et ouest a quelque chose de troublant », commente pour sa part la députée verte Jenica Atwin de Fredericton. Leurs priorités laissent à désirer. Les routes régionales sont cruciales et doivent être maintenues. Je comprends que la pandémie a grandement diminué les revenus des compagnies aériennes, mais il faut faire quelque chose pour sauver ces liaisons. »

« Air Canada ne se contente pas de transporter des passagers, elle achemine aussi beaucoup de marchandises essentielles, notamment des fournitures médicales, vers les aéroports régionaux », rappelle Paul Manly (député de Nanaimo-Ladysmith). « Les services sont coupés partout dans le nord et dans les Maritimes, laissant ces communautés essentiellement sans service de base. »

Depuis le début de la pandémie, les lignes de chemin de fer et trajets d'autocar ont également subi d'importantes réductions. Greyhound Canada a complètement suspendu tous ses itinéraires en mai 2020, laissant de nombreux Canadiens vivant dans des communautés isolées avec peu d’autres solutions de transport. Depuis octobre, Via Rail ne dessert plus les Maritimes et a réduit le service dans d'autres corridors régionaux.

« Maritime Bus a annoncé la suppression de services dans toute la région, ce qui enlève aux habitants des Maritimes la possibilité de rester connectés entre eux et avec le reste du pays », s’inquiète Mme Atwin. « Ces services risquent de disparaître définitivement sans une aide fédérale immédiate. »

Pour sa part, M. Manly fait remarquer que l'abandon de routes de transport vitales est dangereux pour les femmes, en particulier les femmes autochtones. « Il ne faut surtout pas oublier les horribles tragédies qui ont eu lieu sur le Highway of Tears (la route des larmes). C’est dans ce corridor de 725 kilomètres de l'autoroute 16 reliant Prince George et Prince Rupert que tant de femmes autochtones ont été assassinées ou ont disparu. Le manque d'infrastructures de transport public dans cette région a rendu ces femmes vulnérables. »

« Les habitants des zones rurales sont laissés pour compte, conclut Mme May. On ne peut tout simplement pas laisser les Canadiens et Canadiennes vivant dans des communautés éloignées sans accès à des transports sûrs et fiables. »

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